
Le Cabinet du Docteur Caligari
Jeudi 2 juillet 2015 | Cinéma Eden à 21h
Synopsis :
Au milieu du 19e siècle dans une contrée reculée, le mystérieux Docteur Caligari débarque dans une fête foraine pour exhiber Cesare, un somnambule sensé connaître l’avenir.
Alors que le village est secoué par une série de crimes inexpliqués, ce dernier prédit un soir au jeune Alan qu’il vivra jusqu’à l’aube…
La prophétie du somnambule vérifiée, Franzis, le meilleur ami du défunt, va alors tenter par tous les moyens de faire arrêter Cesare et Caligari qu’il croit coupables de tous ces méfaits.
Le Cabinet du Docteur Caligari (Das Cabinet des Dr. Caligari) est un film mythique, une oeuvre fondatrice qui éclabousse encore aujourd’hui tout un pan du cinéma de genre, à l’instar du Metropolis de Fritz Lang, de Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper ou encore Citizen Kane d’Orson Welles.
Considéré comme un manifeste de l’expressionnisme, le film de Robert Wiene emmena le cinéma de l’époque vers une nouvelle dimension, qui permit à des réalisateurs comme Friedrich Wilhelm Murnau, Fritz Lang ou de manière moins directe Carl Theodor Dreyer d’abonder dans un style qui marquera pour toujours l’Histoire du Cinéma.
Collectif aguerri à la musique de film, yoshiwara envisage le ciné‑concert à la fois comme la mise en valeur d’une oeuvre du répertoire, mais aussi un moyen d’en proposer une nouvelle lecture, guidée par l’environnement sonore créé en direct pendant la projection.
Les six musiciens du groupe, issus de parcours très différents, se connaissent et jouent ensemble depuis de longues années dans diverses formations et n’en sont pas à leur première expérience dans une salle obscure : c’est d’ailleurs l’eclectisme de leurs points de vue qui donne à yoshiwara un accent particulier, résultant d’un mélange de genres à la mécanique bien huilée.
Leur musique, entièrement originale, puise dans les sonorités du jazz et la puissance du rock. Elle est faite d’un brin d’électronique et de beaucoup d’improvisation.
Réalisation : Robert Wiene
Année de production : 1919
Pays de production : Allemagne
Scénario : Carl Mayer, Hans Janowitz
Image : Willy Hameister
Production : Erich Pommer/UFA
Décors : Hermann Warm, Walter Rörhig, Walter Reimann
Première publique : 26 février 1920 à Berlin
Durée : 1h17