Les 24 heures du Swing 2011

Programmation du Festival Jazz

Sous la Halle

  • Peyodelo
  • Lisa Ekdahl
  • Sidney Bechet Memory All Stars
  • Ornicar BigBand Guest Daniel Huck

Au Village Swing

  • Julien Brunetaud Quartet guest Drew Davies
  • Aurore Quartet
  • Doc Scanlon Pan Atlantic Swingters
  • Andy Rey y su Cadencia
  • Les 24 heures du swing 2011Joseph ganter Trio
  • Slobodan Sokolovic Group
  • Jean Carpenter
  • The Dynamits featuring Charles Walker
  • Les Classes Jazz

Au Foyer

  • Groove in the Kitchen
  • Duke
  • Ceux qui marchent debout

Sous les arcades

  • Melting Pot
  • Smac
  • Organ Blues Combo
  • Barfly Jazz Combo
  • Trio sur le volet
  • Bernic Jazz Band
  • Bignol Swing

Les 24 heures du swing 2011

Une édition remplie de bonheur

Pour les 24 heures du swing 2011 et tout organisateur que nous sommes, nous n’avions pas envisagé, par exemple, que la chanteuse « Elodie Noutaïs » qui avait ravi le public le vendredi soir sous la halle remonte sur scène dimanche après midi pour interpréter un « happy day » d’anthologie avec la diva du gospel « Jean Carpenter » ou encore que la violoniste « Aurore » vienne mélanger ses notes avec celles des américains du « Doc Scanlon Pan Atlantic swingers ». Aucun d’entre nous n’avait imaginé un final aussi explosif le magnifique concert des « Dynamites » avec Charles Walker s’est terminé en « boeuf » avec la dynamique fanfare « Ceux qui marche debout ».

Vendredi 01 Juillet

Un festival qui avait démarré, vendredi, de la meilleur des façons. Nous avions fortement espéré séduire les festivaliers avec le charme et la douceur de Lisa Ekdalh, pari gagné… La chanteuse suédoise et ses musiciens ont réussi à capter l’attention d’une halle séduit par une musique extrêmement bien pensée, avec de très beaux arrangements. Mais il ne fallait pas arriver en retard. Malgré une tension palpable Elodie et les siens ont reussi à imposer leur style, et après un peu plus d’une heure de concert « Peyodelo » est ressorti sous les acclamations d’un public désormais entré dans le vif du sujet.

Dans le même temps les différents Big band des classes de jazz du collège de Monségur inauguraient avec talent le nouveau « Village swing ». Prestations qui laissent entrevoir le travail réalisé tout au long de l’année par ses élèves drivés de main de maître par une équipe pédagogique toujours plus impliquée. Cette soirée nous a aussi permis de constater que le plancher installé à proximité de la scène fut investi en masse par les danseurs venus apprécier le swing toujours aiguisé de la troupe du pianiste Julien Bruneteau; ce dernier manifestement heureux de retrouver le public Girondin, tout comme le saxophoniste anglais Drew Davis qui n’a évidement pas déçu ses fans qui l’avait découvert l’an dernier avec sa propre formation…

Samedi 02 Juillet

Samedi l’ambiance monte autour de la halle, sous les arcades de la bastide où le funk de la légendaire fanfare « Ceux qui marchent Debout » alterne avec la tradition « new orléans » de Bernic. A l’heure de l’apéro les badeaux qui profitent de la toute relative fraîcheur des terrasses des cafés en redemandent. Un peu plus loin le village swing s’anime. Aurore 4tet vient de monter sur scène, les premiers danseurs envahissent le plancher, les sourires illuminent les visages des spectateurs. Les danseurs venus parfois de loin ne regrettent pas leur voyage. Même si quelques planches ne résistent pas à la frénésie des Lindy Hop et autres danses swing , le plancher ne désempli pas. Le bonheur des danseurs se propage à l’ensemble du site où les spectateurs ovationnent successivement le swing de Doc Scanlon et celui du Smokey Joe Combo ».

Coté Halle c’est la folie. Après une heure et demi concert « le Sidney Bechet Mémory All Star » entame, en guise de rappel, l’incontournable « dans les rues d’Antibes ». Le Public exulte. Standing Ovation pour ces incroyables papys qui nous confirment ici que le « Jazz », ça conserve !!!

Depuis cet après midi , en coulisse on apprécie de se retrouver, les anecdotes fusent, les souvenirs reviennent. On s’angoisse un peu de savoir si ce retour va faire mouche. 22h.30 les 19 musiciens du Big Band Ornicar s’apprêtent à retrouver la scène après 15 ans d’absence. Premier morceau un peu hésitant, puis la machine s’installe, retrouve ses automatismes. Philippe Laudet en bon chef d’orchestre explique le pourquoi du comment de ces retrouvailles, rappelle le succès des dernières campagnes du Big Band et introduit l’heureux saxophoniste scateur Daniel Huck. L’émotion est au rendez vous. Les compositions de Philippe de l’époque retrouvent le lustre d’antan et sonnent avec un écho particulier dans notre halle.

Il commence à se faire tard, nous invitons les spectateurs de la halle à rejoindre le village swing où la salsa d’Andy Rey s’impose dans la nuit monséguraise. Là encore le plancher est pris d’assaut. les corps s’enlacent, s’agitent au rythme des percussions et des chants du combo cubain…

2h.30. Le village swing s’endort, pas les arcades. Les terrasses des bars sont « archi » combles. On apprécie la gaité du swing du Bignol, le « perfect » blues Anthony Stelmaszac et des siens, et l’étonnante énergie de SMAC…

Pas très loin, c’est déjà la folie dans le foyer où « Groove in the Kitchen » et « Duke » on allumé les premieres bombes. L’explosion finale étant réservé à l’illustre formation « Ceux qui marchent debout » qui saute sur l’occasion pour terminer d’embraser notre bon vieux foyer. Heureux les Clark, Roufi, Bart, Fab, Rico et Bruno de pouvoir distiller leur funk ailleurs que dans la rue, sur une bonne vieille scène…

…dans le même temps certains musiciens programmés ou non au festival se sont retrouvés à l’intérieur des Colonnes pour s’affronter dans des joutes improvisées. Un « boeuf » dans la pure tradition des 24 heures du swing amené entre autre par le pianiste, ami du festival, Thibeaut Marsan.

Décidément rien ne manque à cette 22ème édition. Même les évènements les plus improvisés deviennent de véritable moment de bonheur !!!

Dimanche 03 Juillet

Dimanche matin vers 11h.00 nous nous sommes donnés rendez vous à l’Eglise. Le temps d’une messe très colorée  »gospel » l’église Notre dame de Monségur à des allures de the « Abyssian Baptist church  » d’Harlem . La Chanteuse « Jean Carpenter » a fait déplacer les foules. Il est impossible de bouger, les allées sont impraticables. On se masse à l’entrée pour tenter d’apercevoir les chanteurs. Là encore la magie opère. « Jean » et ses amis impressionnent de générosité.

A la sortie de la messe on prépare les derniers détails pour accompagner les festivaliers sous les arcades.

13h.00 les premiers « Son » de « Melting Pot » donnent le départ d’un début d’après midi très chaleureux. La voix de « Laura » soutenue par les 7 musiciens entamme une série de morceaux tous plus chaloupés les uns que les autres. c’est du délire au Café des sports, tellement délirant que le « BarFly » choisi de différer le début de son concert au Monseg’.

De l’autre coté de la place 3 incontournables de notre festival on pris place sur la terrasse des Colonnes Pierre Yon, Alain Barabes et Thierry Bourguignon ont décidé de ne rien laisser au hasard. Dans la pure tradition « Trio sur le volet » s’engouffre dans un répertoire  » swing » qui ravit celles et ceux qui ont choisi de déjeuner à la désormais célèbre « pizzéria-concert » du bourg.

14h.30 les papys du  » Barfly » décident de se lancer. Habitués des lieux nos bons amis ne mettent pas longtemps à rallier à eux les amateurs de New Orleans. La Terrasse du Monség’, déjà très élargie, n’est évidement pas assez grande pour accueillir l’ensemble des aficonados… En face, après une nuit plutôt courte, l’Organ Blues Combo » a remis ça. Bien installés à l’ombre des arcades entre le café du commerce et le Grand Cep, Anthony et les siens plongent les promeneurs du dimanche dans une ambiance « blues » proche de celles de club de Chicago. Et on en redemande!

Dernière ligne droite depuis 13h.00 ceux qui on choisi le village swing cherchent un peu l’ombre pour apprécier les standards d’un autre habitué du festival Joseph Ganter. Malgré les chapeaux vendus à la boutique du festival l’ombre continue à faire un peu défaut au moment où les profs du collège montent sur scène. Vendredi les élèves, dimanche les professeurs, des profs qui nous amènent dans un univers que nous n’avions pas mis trop en avant jusqu’à ce jour, celui du jazz fusion. Nous avons pu constater alors que les classes du collège ont véritablement beaucoup de chance d’avoir comme professeur des musiciens aussi sensibles et professionnels que ces 6 compères.

On arrive au final. Nous l’avions imaginé dynamique il le fut et même bien au delà de nos espérances!

D’abord avec le groupe « Move in gospel » qui s’appuya sur une Jean Carpenter en pleine possession de ses moyens. Concert qui se termina en apothéose avec les élèves d’une école de chant de Bordeaux venus partager un exceptionel « Oh Happy Day »..

et puis les américains « the Dynamits » entrent en scène… Petite balance pendant que la fanafare  » Ceux qui marchent debout » occupe le public et c’est parti pour deux heures de « show »! Juste le temps d’avertir les spectateurs que ce concert est unique! Que les « Dynamit’s » ont traversé l’Atlantique que pour les festivalier de Monségur et le show débute.

Un show à l’américaine transcendé par de jeunes musiciens incroyables, sublimé par la voix d’un Charles Walker au meilleur de son art. Rencontre un couple venu d’Auxerre juste pour l’occasion il est aux anges. Le public s’amasse devant la scène, danse sans retenue, reprend à tue tête les paroles! On n’a pas envie que ça s’arrête et quand vient la fin de ce concert d’exception, c’est la fanfare « Ceux qui marchent debout » qui en redemande. Ils investissent la scène pour un dernier morceau interprété avec leurs nouveaux amis des états unis.

Vivement l’année prochaine!

Voilà c’est fini. Un peu nostalgique de ces bons moments passé tout au long de ce week end à Monségur.. Vivement l’année prochaine!

Le public quitte le village swing, les bénévoles se retrouvent seuls pour un dernier repas entre amis. les commentaires vont bon train. On se souvient ici d’un détail, par exemple que les combos des élèves du collèges de Monségur n’ont pas arrêté de jouer tout au long du WE dans la rue des victimes, on s’arrête là sur un souvenir quand soudain la musique reprend au bout des tentes du restaurant. Là où les « Dynamites » et « Ceux qui marchent debout » dinent. Un nouveau boeuf improvisé… Mais celui ci ne sera que pour nous.

Merci à tout ceux qui ont participé de près ou de loin à cette 22ème édition des 24 heures du swing de Monségur,

merci aussi et surtout à vous public sans qui rien ne serait possible et bien sur à l’année prochaine !

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