Les 24 heures du Swing 2002

Programmation du festival Jazz

Sous la Halle

  • Anne Vignaux Quintet
  • Super Swing Machine guest Michel Leeb
  • Duffy Jackson Dany Doriz Quintet guest Gilda Solve
  • The Mingus Big Band

Les Tilleuls

  • Black Bottom Jazz Band
  • Rémi Toulon Trio
  • Carole Simon & Serge Moulinier
  • Captain Mercier
  • Raoul Ficel Blues Band
  • Just Friends Quintet
  • Claude Tissendier Tentet
  • Jean-Jacques Milteau Quartet

Rue Barbe

  • Just Friends Quintet
  • Acoustik Village
  • La Bande à Bibi
  • Rémi Toulon Trio
  • Raoul Ficel Blues band
  • Jubilee
  • BCD Trio

Au Foyer

  • New Fisher Jazz Band
  • Just Friends Quintet
  • Jazz Session avec Philippe Duchemin Trio

Sous les arcades

  • La Bande à Bibi
  • Raoul Ficel Blues Band
  • Acoustik Village
  • Franck Dijeau Latin Jazz Quintet
  • Black Bottom Jazz Band
  • Jubilee

Les 24 heures du Swing 2002

Déroulement de la 13ème édition

La 13ème édition du festival Les 24 heures du Swing 2002 a débuté le vendredi 5 juillet 2002 au matin. Il faut souligner que, pour permettre à tous les publics de découvrir la diversité du Jazz traditionnel, l’accès à la majorité des concerts était gratuit. Seuls deux espaces scéniques demeuraient payants : la Halle et les Tilleuls.

Le festival s’est ouvert sur un temps de réflexion, avec un Colloque organisé conjointement par l’OMCL, le collège de Monségur et l’Université Bordeaux III. Autour de la problématique « l’enseignement du jazz en Aquitaine », des universitaires, des enseignants, des institutionnels, des acteurs culturels locaux et des journalistes jazz se rassemblèrent afin de dialoguer et confronter leur point de vue. Cette rencontre a permis de soulever des questions d’actualité aussi bien au niveau de Monségur (du fait de l’ouverture de la classe Jazz) qu’au niveau de l’action culturelle Jazz en général.

La musique ne fut pas oubliée durant cette journée, le groupe New Orleans La Bande à Bibi étant chargée de l’animation musicale des rues dès 10h30. Ils jouèrent ainsi durant le marché et, après avoir animé un concert d’initiation à l’école primaire de Monségur, ils rythmèrent la soirée avant et aprés les concerts de la Halle.

Le concert sous la Halle proposait deux parties dédiées au Jazz Vocal. Tout d’abord une carte blanche laissée à une chanteuse jazz venue du Haut Entre Deux Mers et ses musiciens. Ainsi Anne Vignaux et son Quintet ouvrirent la soirée avec talent autour de compositions et d’arrangements extrêmement fins.

En deuxième partie, la voix de Michel Leeb, humoriste mais aussi passionné de Jazz, accompagné par le prestigieux Super Swing Machine de son ami Gérard Badini, enflammèrent la Halle. Le swing ou encore la présence chaleureuse de Michel Leeb ainsi que la qualité des musiciens et de la direction du Big Band séduisirent le public.

Les 24 Heures du Swing 2002 ont débuté samedi 6 juillet à 18h00 avec la traditionnelle Parade d’Ouverture composée de tous ces musiciens prêts à jouer « non-stop » durant 24 heures. Parmi ces artistes, le public a pu découvrir, dans la plus grande liberté du fait de l’entrée gratuite du festival, le Jazz dans toute sa diversité.  La bastide a vécu au rythme du New Orleans, du Jazz Moderne, du Latin Jazz, du Jazz Vocal grâce à des musiciens d’envergure internationale, nationale ou des talents locaux invités à s’exprimer à cette occasion … avec Le BLACK BOTTOM Jazz Band, Rémi TOULON Trio, NEW FISHER Jazz Band, JUST FRIENDS Quintet, Raoul FICEL Blues Band, ACOUSTIK VILLAGE, JUBILEE, BCD Trio ou encore Philippe DUCHEMIN trio

Samedi soir, la Halle accueillit des formations prestigieuses. Tout d’abord, Duffy JACKSON et Dany DORIZ Quintet accompagné par la chanteuse américaine Gilda SOLVE ont montré qu’ils étaient à la hauteur de leur réputation de surdoués du Jazz. La deuxième partie était consacrée à Charlie MINGUS avec Le MINGUS BIG BAND qui revisita les compositions de ce maître du Jazz.

Aux Tilleuls, CAPTAIN MERCIER, formation Rythm n’Blues a remporté un vif succès devant un public conquis par leur sens du rythme.

En même temps débutait la Jam session au Foyer qui connaît traditionnellement une fréquentation importante. Cette année encore ce rendez-vous nocturne de l’improvisation, animée par Philippe DUCHEMIN et son trio, a connu de grands moments grâce à la participation de nombreux musiciens présents sur le site.

Dimanche matin, Frank DIJEAU Latin Jazz Quintet réveillait les esprits assoupis. JUBILEE  animait la messe dominicale avec des accents gospel.

Après la Messe, les concerts se succédèrent dans la ville jusque dans la soirée.

La place des Tilleuls accueillit la Chorale des Collèges, JUST FRIENDS Quintet, mais également l’hommage vibrant du Tentet de Claude TISSENDIER à l’œuvre de Lionel HAMPTON. Devant un public nombreux, le festival se clôtura par le concert attendu de Jean Jacques MILTEAU considéré comme un des plus grands harmonicistes du monde.

Une édition novatrice

Cette édition restera dans les mémoires comme une édition novatrice mettant en évidence un festival Jazz de qualité.

La première des innovations, et celle qui fut ressentie par le plus grand nombre, fut la gratuité de l’accès à la Bastide. Si la Halle et les Tilleuls accueillaient les concerts payants et les têtes d’affiches, l’accès gratuit permis à un public nombreux de découvrir la diversité du Jazz grâce aux musiciens qui se produisaient sur les diverses scènes de la ville.

Le Colloque Jazz fut également une innovation importante annonçant la naissance dans le cadre d’un festival d’une réflexion sur le long terme ouverte au public. Les actes du Colloque, fruit des débats entre les intervenants, devraient être publiés afin de rendre disponible le travail effectué.

Les pratiques amateurs furent également mises en évidence lors de cette 13ème édition. Un Stage Jazz d’une semaine fut organisé en partenariat avec la Keyboard Class accueillant des musiciens amateurs et aboutissant à un concert durant le festival. Un stage gratuit de Danse Jazz fut également mené par Marie Hélène PLASSAN et ouvert à tous publics.

Les « 24 Heures du Swing » 2002 apparaît comme étant programmation d’une grande qualité et ouverte vers la créativité. Elle a su démontrer que le Jazz Traditionnel restait un art vivant et créatif (claude TISSENDIER Tentet, MINGUS BIG BAND par exemple). Dans le même temps, une nouvelle génération de musiciens trouve dans ce festival un lieu d’expression unique alors qu’en parallèle un travail sur la transmission du Jazz (réflexion du Colloque, ateliers) est mené.

Un festival apprécié du public malgré une stagnation

Les 24 Heures du Swing 2002, grâce à une programmation de qualité avec vingt-trois groupes, cent cinquante musiciens, à son organisation maîtrisée, à son ambiance conviviale dans un lieu pittoresque, ont accueilli 1 500 personnes pour la soirée de jazz vocal, 5 000 festivaliers samedi et dimanche. Ce sont 6 500 personnes qui ont assisté à ce festival.

L’accès gratuit à la Bastide a permit à un nouveau public de fréquenter le festival et les rues se sont retrouvées encore plus animée que par le passé.

Par ailleurs, il est à noter que la semaine dédiée aux concerts décentralisée n’a pu être reconduite, les municipalités concernées ne désirant pas participer financièrement à l’élaboration de l’action.

Concernant les accès payants, si on peut remarquer une fidélité du public au niveau de la Halle, un déficit d’entrée reste à déplorer concernant la Place des Tilleuls et ce malgré une programmation de qualité. Cela peut s’expliquer par une météo peu clémente et un retard dans la fin des concerts de la Halle provoquant une dispersion des festivaliers et, au final, un manque de public place des Tilleuls.

De manière plus globale, il est certain que la multiplication des manifestations et animations durant le même week-end constitue une concurrence pour notre festival.

La réussite de cette manifestation est due aux soutiens du Conseil Général de la Gironde, de l’I.D.D.A.C., du Conseil Régional d’Aquitaine, de la DRAC Aquitaine, de la SACEM, de la Ligue Girondine de l’Enseignement.

La prospérité du festival des “24 Heures du Swing” demeure grâce à la confiance que lui accordent les partenaires privés tels que France Télécom – Fondation d’Entreprise, la Caisse d’Epargne Aquitaine Nord, EDF-GDF Services Gironde, EUROVIA Aquitaine, Les Vignerons Réunis de Monségur

Contenu artistique et culturel

La programmation musicale de cette 13ème édition du festival les 24 Heures du Swing a montré sa qualité et sa diversité en recevant :

● Des artistes internationaux ayant contribués à l’Histoire du Jazz et restant toujours créatif : MINGUS BIG BAND, Duffy JACKSON & Dany DORIZ Quintet avec Gilda SOLVE, Gérard BADINI & Michel LEEB, Jean-Jacques MILTEAU Quartet.

●Les meilleurs musiciens de Jazz français du moment démontrant la persistance d’une créativité Jazz spécifiquement française. Parmi les talents présents cette année nous pouvons citer Michel PASTRE (Duffy JACKSON & Dany DORIZ Quintet), Claude TISSENDIER accompagné notamment de Stan LAFERRIERE et Patrick ARTERO, Philippe DUCHEMIN Trio, CAPTAIN MERCIER, ou encore Robert MENIERE, Frank DELPEUT et Jean François QUELLEC (au sein du SUPER SWING MACHINE de Gérard BADINI).

●De nouveaux talents, dont la présence dans la programmation est un élément essentiel mettant en évidence la qualité et la créativité de la « relève » du Jazz français. Nous pouvons citer Rémi TOULON Trio, ACOUSTIK VILLAGE et Anne VIGNAUX Quintet.

●Des artistes locaux et régionaux qui ont trouvé, sur les différentes scènes du festival, un terrain d’expression à la hauteur de leur talent. Nous avons eu le plaisir d’accueillir le duo bordelais Carole SIMON & Serge MOULINIER, JUST FRIENDS Quintet, Raoul FICEL Blues Band, BCD Trio, BLACK BOTTOM Jazz Band, the NEW FISHERS Jazz Band, le Jazz Vocal de JUBILEE…

●Des orchestres et des groupes de jeunes amateurs : La Chorale des Collèges de Bazas, Pian, Monségur, Pellegrue, l’orchestre de salsa, l’Orchestre Latin de l’Ecole de Musique de Monségur, l’Orchestre Entre-Deux-Sons et l’orchestre du Stage Jazz OMCL-KEYBOARD CLASS.

Le festival a fait également une place à la formation des amateurs par le biais de Stages permettant un approfondissement de la pratique artistique.

Le Stage Jazz (en partenariat avec la Keyboard Class). Dirigé par Frank DIJEAU, diplômé d’état de Jazz et directeur de la Keyboard Class de Bordeaux, aidé de quatre musiciens professionnels reconnus sur la scène Jazz, ce Stage Jazz proposait aux musiciens amateurs une immersion d’une semaine juste avant le festival (du 1er au 7/07/02). Si l’ambiance était détendue et conviviale, le contenu pédagogique n’en restait pas moins solide. En effet, les stagiaires, durant une semaine de travail, ont abordé l’improvisation jazz, la technique instrumentale et vocale, l’harmonisation, les concepts rythmiques, le commentaire d’écoute sans oublier l’histoire de la musique depuis le Blues.

Durant le festival, l’Orchestre du Stage Jazz, sous la direction de Frank Dijeau, a donné un concert très remarqué faisant état du travail effectué.

Le Stage Danse. Deux ateliers de danse ont été menés gratuitement durant le festival : le premier pour les enfants (à partir de 7 ans), le second pour les adultes et les adolescents. Animés par Marie-Hélène PLASSAN, professeur diplômé en danse Jazz, ces ateliers étaient axés sur la découverte d’éléments privilégiant le corps, l’espace, la relation à l’Autre et à la musique, cela en introduisant progressivement des enchaînements chorégraphiques. Les participants à ce stage, accompagnés de musiciens, présentèrent un résultat chorégraphique lors de la parade d’Ouverture du Festival (samedi soir).

Le festival a également pris le temps de la réflexion. Celle-ci prit la forme d’un Colloque, élaboré en partenariat avec l’Université Michel de Montaigne – Bordeaux III et le Collège de Monségur, sur le thème « Bilan et Questions sur l’Enseignement du Jazz ». Cette réflexion, compte tenu des actions menées par l’OMCL et de l’ouverture de la Classe Jazz au Collège de Monségur est apparue aux organisateurs comme essentielle.

Les communications furent faites par des chercheurs universitaires, des journalistes, musiciens, des enseignants, des acteurs culturels mais aussi par des représentants des institutions publiques qui sont au cœur des programmes.

Ce Colloque n’était pas une « rencontre entre spécialistes » et tous les spectateurs et amoureux du Jazz étaient conviés à suivre les communications et participer aux débats. Un temps de réflexion qui fut apprécié de tous et qui est appelé à ne pas rester ponctuel et à se pérenniser. Les actes du Colloque, retraçant les débats, seront publiés dès que possible.

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